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#37 SOCIAL : VOTRE EURO NE VAUT PAS UN CENT DE PLUS !

#37 SOCIAL : VOTRE EURO NE VAUT PAS UN CENT DE PLUS !
Votre euro ne vaut pas un cent de plus

Les pauvres plus pauvres, les riches plus riches, ça ne sort vraiment pas des manuels d'histoire. C'est une réalité d'aujourd'hui, et bien quotidienne. Savez-vous que tous les deux ans, chaque travailleur offre l'équivalent d'une voiture en cadeau aux vrais riches ?


« Tout est devenu si c
her. Pas tout de suite après l'introduction de l'euro, mais un an plus tard environ. L'index monte à peine. Comment cela se fait-il ? » Cette question, beaucoup se la posent. « Je dois économiser en permanence pour arriver à la fin du mois, en espérant ne pas tomber malade. Ce n'était quand même pas le cas avant l'euro. » Pas besoin d'être chômeur ou pensionné pour avoir des problèmes de fin de mois. « Nous n'en sortons que parce que ma femme travaille.

Les pau
vres plus pauvres, les riches plus riches, ça ne sort vraiment pas des manuels d'histoire. C'est une réalité d'aujourd'hui, et bien quotidienne. Savez-vous que tous les deux ans, chaque travailleur offre l'équivalent d'une voiture en cadeau aux vrais riches ?

M
on salaire ne suffit pas à entretenir une grande famille », dit un travailleur d'Anvers. Les travailleurs et leurs familles aussi sentent dans leur portefeuille que la vie ne cesse d'augmenter. On peut dire que 7 % des travailleurs sont pauvres. Un bas salaire ou un revenu précaire peuvent rapidement mener à la pauvreté. Quelque 353 000 personnes ne peuvent plus, ou difficilement, rembourser leurs dettes aux banques. Quatre personnes sur dix attribuent leurs dettes à un événement inattendu : chômage, maladie, divorce... 14 % des Belges vivent sous le seuil de pauvreté de 625 euros par mois.

Les p
auvres plus pauvres, les riches plus riches, ça ne sort vraiment pas des manuels d'histoire. C'est une réalité d'aujourd'hui, et bien quotidienne. Savez-vous que tous les deux ans, chaque travailleur offre l'équivalent d'une voiture en cadeau aux vrais riches ?

Mais ce n'est pas
la crise pour tout le monde. Si la répartition des richesses était restée la même qu'il y a vingt ans, le travailleur moyen gagnerait aujourd'hui environ 6 250 euros de plus par an. Ce n'est pas rien. Ce sont ceux qui vivent du capital, actionnaires, investisseurs, spéculateurs, propriétaires d'entreprises, de terrains, qui ont filé avec cet argent.

Les gens
d'abord, pas le profit. C'est certain. Il faut un mouvement de rattrapage pour les salaires. Les salaires minimaux doivent être augmentés et passer de 1 100 à 1 375 euros. Il faut qu'il y ait des négociations salariales libres : la norme salariale, qui limite à l'extrême les hausses salariales, doit être supprimée. Que cela devienne donc l'enjeu des négociations interprofessionnelles !

Devons-nous donc céder aux
patrons qui menacent de déménager en Asie ou en Europe de l'Est si les salaires ne baissent pas ? Trop élevés, les salaires ? De tous les pays européens, la Belgique n'apparaît qu'en 13e place dans le classement des salaires horaires. Dans les pays où les salaires ne sont qu'un cinquième des nôtres, la productivité est souvent à l'avenant. Et si, pour toute l'Union européenne, le salaire minimal est fi xé à 1 100 euros, il n'y a plus guère de raison d'aller s'installer ailleurs en Europe, pas vrai ?

Les indemnités
doivent sérieusement augmenter, elles aussi : 60 % du salaire brut moyen. Aujourd'hui, l'indemnité moyenne de chômage ne s'élève plus qu'à 28 % du salaire brut moyen. Il y a vingt ans, elle était encore de 42 %. La faute principale, ici, est imputable à la suppression de ce qu'on appelle la liaison au bien-être ou l'alignement des allocations sur les salaires. Il faut donc que les indemnités soient de nouveau complètement alignées sur l'augmentation des salaires. Chômeurs, invalides, malades de longue durée ou encore les gens qui touchent le minimum vital du CPAS ne sont pas des parias ni des profiteurs. Le minimum vital pour un isolé doit être porté à 825 euros. Ne pas pouvoir joindre les deux bouts avec son indemnité ou son salaire est une injustice. Les gens d'abord, pas le profit.

Source

Il fût un temps où le belge travaillait pour vivre plus ou moins bien, aujourd'hui, le belge (moyen) travaille pour pouvoir survivre.
Quand il a pa
yé son logement et ses charges, il ne lui reste plus en poche que de quoi se nourrir et dans la plupart des cas, dans des magasins de 2ème choix.
A côté de ça, on vous parle sans cesse d'évolution !

A méditer :

On a critiqué l
e communisme, on le critique toujours d'ailleurs, mais quel nom donner à cette baisse imposée du pouvoir d'achat ?

# Enviado em Terça 11 Abril 2006 21:12

Modificado em Terça 17 Julho 2007 00:48

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